28 juin 2006

C'est avec ses propres mains que l'on façonne son destin


Une belle journée aujourd'hui ... le ciel est d'un bleu pur et l'air chaud nous caresse avec indécence...
Une journée pour partager un peu de poésie...pourquoi pas avec l'un de mes poètes et auteurs préférés...

Rabindranath Tagore, auteur de plus de mille poèmes, deux mille chansons dont il a également écrit la musique, des pièces de théâtre, des romans, des recueils de nouvelles. Il a aussi écrit des essais sur tous les sujets qui lui étaient chers, de la philosophie à la politique, de l'éducation aux arts, et a laissé de nombreux croquis, dessins et peintures. Mais Tagore fut avant tout un poète, "Le Poète", comme il est affectueusement dénommé en Inde, et c'est par sa poésie qu'il se fit connaître dans le monde entier. Dernier enfant d'une famille brahmane de Calcutta, il grandit dans l'ombre d'un père savant et réformateur religieux. Il prit part à la formidable émulation intellectuelle et sociale que connut au 19ème siècle le Bengale, alors aux prises avec les influences modernistes d'essence occidentale. Eduqué dans les trois langues (sanskrit, bengali et anglais), il écrivit des poèmes très tôt, et traduisit lui-même en anglais certains de ses recueils. La publication de Gitanjali (L'Offrande Lyrique) en Europe et en Amérique du nord rendit Tagore célèbre, et il reçut le Prix Nobel de littérature en 1913. Sa soudaine renommée lui permit de faire de nombreux voyages sur les divers continents pour des conférences ou des visites d'amitiés au cours desquelles il prônait inlassablement la paix, la non-violence et l'unité entre les hommes. Ami de Gandhi, Tagore participa à sa façon à l'émergence de l'Inde comme nation. Il est l'auteur de nombreux poèmes et chansons patriotiques dont deux sont devenus les hymnes nationaux de l'Inde et du Bangladesh.

"Nous voyons partout le jeu de la vie et de la mort, cette transmutation de l'ancien en le nouveau. Le jour vient à nous chaque matin, tout blanc, tout nu, frais comme une fleur. Mais nous savons qu'il est vieux ; il est le Temps lui-même. C'est le même très ancien jour qui a reçu dans ses bras notre globe nouveau-né, l'a recouvert de son blanc manteau de lumière, et l'a lancé dans le grand pèlerinage au milieu des étoiles. Ses pas pourtant ne sont point las, ni ses yeux fatigués. Il porte l'amulette d'or de l'éternité qui ne connaît pas la vieillesse, et dont le toucher efface toutes rides du front de la nature. Notre monde porte l'immortelle jeunesse au plus profond de son coeur."
Sâdhanâ


"J'ai chéri ce monde
Et l'ai entouré comme une vrille végétale avec chaque fibre de mon être !
La lumière et la ténèbre de la lune mêlée au soir

Ont flotté parmi ma conscience, en elle se sont fondues,
Tant qu'à la fin ma vie et l'univers
Sont un !
J'aime la lumière du monde, j'aime la vie en elle-même.
Pourtant ce n'est pas une moindre vérité que je dois mourir.

Mes mots, ils cesseront un jour de fleurir parmi l'espace ;
Mes yeux, jamais ils ne pourront plus se livrer à la lumière ;
Mes oreilles s'entendront plus les messages mystérieux de la nuit,
Et mon coeur
Il ne viendra plus en hâte au fougueux appel du soleil levant !
Il faudra que je prenne fin
Avec mon dernier regard,
Avec ma dernière parole !
Ainsi le désir de vivre est une grande vérité,

Et l'adieu absolu, une autre grande vérité.
Pourtant doit se produire entre eux une harmonie !
Sinon la création n'aurait pu supporter si longtemps souriante
L'énormité de la fraude !
Sinon la lumière aurait déjà noirci, comme la fleur dévorée par le ver !"
Cygne


Belle journée à vous

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